Icône Made in Bretagne — WebP Gratuit
Catégorie : Entreprise & valeurs
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Description de l'icône Made in Bretagne
Le Gwenn ha du (« blanc et noir » en breton) est le drapeau national de la Bretagne, dessiné en 1923 par Morvan Marchal et popularisé à partir des années 1925. Inspiré graphiquement des Stars and Stripes américain, il associe deux symboles forts. D'abord neuf bandes horizontales : cinq noires pour les évêchés historiques du pays gallo (Dol, Nantes, Rennes, Saint-Malo, Saint-Brieuc), quatre blanches pour ceux du pays bretonnant (Léon, Trégor, Cornouaille, Vannes). Ensuite un canton blanc rempli d'hermines noires (les mouchetures), motif héraldique des ducs de Bretagne depuis le XIIIe siècle, hérité de Pierre Mauclerc et systématisé par Jean III. Onze hermines disposées en 4-3-4 figurent classiquement sur les versions officielles. Le Gwenn ha du flotte aujourd'hui sur les mâts brestois, les stades, les fest-noz, les manifs, les voiliers de course et même au sommet du Mont-Blanc à l'occasion : en moins d'un siècle, il est devenu l'un des emblèmes régionaux les plus reconnus de France. Brest, port de l'extrême Ouest, capitale du Finistère et de la Marine nationale française, vit avec le Gwenn ha du comme étendard. On le voit sur le Château de Brest qui surplombe la Penfeld, à Recouvrance face au pont du même nom, en haut du téléphérique qui enjambe la rade, sur les casquettes des marins, sur les vitrines d'Océanopolis, sur les vestes des supporters du Stade Brestois 29 et sur les voiles des Mini-Transat qui partent du port du Moulin Blanc. Le drapeau breton fait partie du paysage brestois autant que la rade abritée, la rue de Siam et ses pavés, le Mémorial des Marins morts pour la France, la pointe Saint-Mathieu battue par les flots ou les ferries qui partent vers Ouessant et Molène. Brest a été presque entièrement rasée en 1944, reconstruite dans le béton armé d'après-guerre par Jean-Baptiste Mathon : la ville d'aujourd'hui mélange ce modernisme un peu rude avec la rade lumineuse et le caractère têtu des Brestois. Et les clichés bretons et brestois — assumés, revendiqués, souvent vrais — accompagnent ce quotidien. La pluie qui mouille mais qui mouille pas longtemps (« y'a juste une goutte »), le crachin qui décape les façades mieux qu'un sablage industriel, le vent d'ouest qui fait coucher les arbres dans le sens du Marin, le kouign-amann beurre salé qui colle aux doigts, les crêpes au blé noir avec un bolée de cidre brut, la galette-saucisse rennaise qu'on grignote en finissant le Vieux-Lille de Brest-Saint-Marc, le chouchen qu'on offre avec la même précaution qu'une dynamite, les noms en KER, PEN, PLOU et PORS qu'on retrouve sur le moindre panneau, les Bigoudens en coiffe haute, les fest-noz qui durent jusqu'à 4 h du matin avec gavotte, an dro et hanter dro. Côté expressions, les « té », « ouais ouais », « gast ! », « ma doué », « ça va aller » résonnent dans toutes les boulangeries et tous les bistrots du Finistère. Le Brestois aime à dire qu'il n'y a que les couillons qui ne changent pas d'avis, qu'à Brest il fait beau plusieurs fois par jour, et que de toute façon, la météo de Brest c'est jamais celle annoncée. Plus largement, le Gwenn ha du incarne une identité bretonne fière, contemporaine et populaire. On le retrouve sur les maillots du Stade Brestois et du FC Lorient, sur les voiliers de la Route du Rhum au départ de Saint-Malo, sur les charettes d'enfants aux défilés Breizh, sur les tongs et les sweats vendus aux touristes à Dinan ou Quimper, tatoué sur les mollets et les épaules d'une génération entière, parmi les hermines noires des stations balnéaires de Perros-Guirec à Quiberon. C'est un drapeau d'ancrage, jamais de repli — un signe de reconnaissance entre Bretons et un clin d'œil au reste du monde qui, en voyant ces hermines, sait à qui il a affaire. Bevet Breizh, comme disent les anciens.
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Questions fréquentes — Made in Bretagne
Qui a créé le drapeau breton Gwenn ha du ?
Morvan Marchal, dessinateur et militant régionaliste, l'a conçu en 1923. Le drapeau a été officiellement présenté en 1925 à l'occasion d'expositions du mouvement breton et adopté progressivement par les fest-noz, les universités, puis les municipalités. Marchal s'est inspiré du Stars and Stripes américain pour la composition par bandes et canton, en y intégrant les symboles purement bretons que sont les hermines.
Pourquoi 9 bandes sur le Gwenn ha du et que signifient-elles ?
Les 9 bandes représentent les 9 évêchés historiques de Bretagne. Les 5 noires (du haut vers le bas) symbolisent le pays gallo, francophone : Dol, Nantes, Rennes, Saint-Malo, Saint-Brieuc. Les 4 blanches désignent le pays bretonnant, brittophone : Léon (Brest et le nord-Finistère), Trégor, Cornouaille (Quimper, sud-Finistère) et Vannes. C'est une cartographie linguistique et culturelle en couleurs.
Que symbolisent les hermines du drapeau breton ?
L'hermine est l'emblème héraldique de la maison ducale de Bretagne depuis le XIIIe siècle, repris par Pierre Mauclerc puis systématisé par Jean III. La légende veut qu'Anne de Bretagne, voyant une hermine préférer la mort à la souillure (« Plutôt la mort que la souillure »), en ait fait sa devise. Sur le Gwenn ha du, 11 mouchetures noires en disposition 4-3-4 ornent le canton blanc, en référence directe à l'ancien drapeau ducal entièrement semé d'hermines.
Où voit-on le Gwenn ha du à Brest ?
Partout : sur le Château de Brest qui domine la Penfeld, sur la mairie, à Recouvrance, en haut du téléphérique de la rade, sur les voiliers du port du Moulin Blanc, sur les casquettes des marins de la base navale, sur les maillots des supporters du Stade Brestois 29 au stade Francis-Le Blé, et sur des dizaines de tatouages au comptoir des bars de la rue de Siam. Le drapeau breton fait partie du paysage brestois autant que la rade ou le pont de l'Iroise.
Quels sont les vrais clichés bretons et brestois ?
La pluie « qui mouille pas longtemps », le crachin qui décape les façades, le vent d'ouest qui couche les arbres, le kouign-amann beurre salé, les crêpes de blé noir avec un bolée de cidre brut, le chouchen qu'on offre avec précaution, les noms en KER-PEN-PLOU sur tous les panneaux, les coiffes bigoudènes, les fest-noz qui durent jusqu'à 4 h du matin, et les expressions intraduisibles : « té », « ouais ouais », « gast ! », « ma doué ». À Brest on aime dire qu'il fait beau plusieurs fois par jour et que la météo annoncée n'est jamais la bonne. Bevet Breizh.